Tout ce qui m’arrivait me criait : « le bonheur c’est pas pour toi », mais j’ai compris l’étendue des potentiels que nous possédons tous, et j’ai donné tort à ce présage.

Quelques points-clés à mon sujet

Parfois on devient parent sans savoir vraiment pourquoi. Sans qu’il s’agisse d’un choix délibéré. Quand ma mère m’a dit : « Franchement, je ne savais si je voulais vraiment le faire, j’étais juste curieuse de savoir ce que ça fait », j’ai eu l’impression qu’elle avait entrepris la parentalité un peu comme si elle décidait de tester une montagne russe au parc d’attraction. Sauf que la maternité ne dure pas que 5 minutes, mais les montées et les descentes restent bel et bien présentes. Mon père, comme beaucoup d’hommes, aurait préféré garder un certain sentiment de liberté. Avec le recul, je pense qu’il s’agissait surtout de la peur qu’on peut ressentir devant une si grande responsabilité. J’ai donc débarqué un 25 septembre, dans un moment critique d’un couple en recherche de certitudes. Je parie que ça parle à nombre d’entre vous, n’est-ce-pas ? 

Pour me faire accepter, j’ai vite intégré les règles strictes de la maison puis de l’école et de la société. Hors de question de faire un seul pas de travers. J’étais donc une enfant et une ado très polie, obéissante et discrète. Je me faisais des amies mais je passais tout mon temps à faire ce qui aurait pu rendre mes parents fiers : Travailler pour avoir de bonnes notes. Si je ne le faisais pas, je me sentais terriblement coupable. Alors autant travailler pour réussir !

Intérieurement, un sentiment de tristesse persistait, avec la certitude d’être toujours « de trop » et jamais « à la hauteur ». Je n’étais jamais satisfaite de moi, car c’était ce qu’on me renvoyait : il fallait faire plus, il fallait faire encore mieux.

A chaque fois que j’entendais parler de la fameuse « période insouciante » de l’enfant, je me demandais vraiment de quoi il s’agissait. A mon souvenir, je m’étais toujours sentie soucieuse : de contenter les autres, de faire bien, de plaire, de comprendre le monde. Bref, je cherchais à comprendre quelle était cette « liberté d’être et de vivre » que d’autres semblaient pourtant expérimenter ? Et pourquoi moi, je ne m’y sentais pas apte ?

Évidemment avec cette estime personnelle aussi riquiqui, j’ai développé plus tard un trouble anxieux généralisé. “Cerise sur le gâteau » me disais-je.

Mais je n’étais pas une victime, loin de là, j’avais la chance d’être nourrie, logée, soutenue dans mes études. Certes je me devais un comportement exemplaire mais je pouvais aussi compter sur la présence de mon entourage pour prendre soin de moi quand il le fallait.

Cela m’a donné la force d’aller toujours plus loin et de m’accrocher à mon désir de vivre libre et heureuse, quitte à sortir des sentiers battus.

Mais je n’étais pas une victime, loin de là, j’avais la chance d’être nourrie, logée, soutenue dans mes études. Certes je me devais un comportement exemplaire mais je pouvais aussi compter sur la présence de mon entourage pour prendre soin de moi quand il le fallait.

Aujourd’hui, les gens m’apprécient pour mes qualités de réflexions, d’écoute et de conseils, la polyvalence de mes compétences, ma franchise et mon humour. Je ne vis pas un jour sans faire de l’humour avec mes clients, mon compagnon, mes parents, mes amis. Ils me taquinent souvent sur ma capacité à retenir autant de tirades humoristiques. Apprendre à rire de soi est précieux facteur de guérison à ne pas négliger. Mais nous y reviendrons ensemble.

Un voyage initiatique

Ma fascination pour l’Homme

Pour expliquer mon parcours de transformation, il est important de savoir que les relations humaines m’ont toujours fascinées. Il me fallait absolument comprendre ce qui se passait quand deux personnes essayaient de communiquer. Parce que souvent, ça ne marchait pas très bien. Observer les autres et la façon dont le monde tournait devait m’aider à y trouver ma place.

Longtemps je suis restée sans comprendre. La négligence, la maltraitance, le rejet, l’abandon, l’humiliation… Je ne faisais que constater avec dépit toutes les douleurs que les gens s’infligeaient malgré eux. En conséquence jaillissaient le manque d’estime personnelle, le manque de confiance en soi, les sentiments de honte et de culpabilité, les émotions de tristesse et de colère, la peur, le doute, l’anxiété.

Pourquoi tant de douleurs autour de nous, quand tout ce que nous cherchons sans cesse n’est autre qu’amour ?

Nouveau départ

J’ai quitté le foyer familial à mes 18 ans, engageant le véritable chemin vers moi-même. Les prises de conscience ont parfois été étonnantes : Ce que l’on sait de soi n’est souvent qu’une fragile illusion. Toutes les croyances, les opinions que nous avons toujours crû nôtres ne le sont pas vraiment.

L’importance de la décision

C’est ici qu’il m’a fallu décider fermement si je voulais aller au bout de ce chemin et découvrir qui j’étais vraiment. Beaucoup rebroussent chemin à ce moment-là. C’est tout-à-fait compréhensible. Mais dans mon cas, il fallait que je fasse ce travail pour espérer vivre heureuse. M’accepter pleinement, m’aimer, me libérer de tout ce qui avait généré des souffrances était devenu mon obsession.

Ma stratégie : m’ouvrir à tout, oublier les a priori

Pour avancer loin des sentiers battus, je m’étais donné une seule règle : m’ouvrir à tout, même à ce qui m’était totalement étranger. C’est dans l’inconnu que l’on apprend le plus de choses et que notre conscience et nos potentiels commencent à s’éveiller.

Des tas de personnes passionnantes m’ont aidée à grandir 

  • Des psychothérapeutes TCCE qui m’ont enseigné les secrets de notre langage verbal et non verbal, ainsi que le rôle et la gestion de nos émotions…
  • Des art-thérapeutes, des psychanalystes de tous horizons…
  • S’est rajoutée la richesse des pensées orientales : le bouddhisme et sa recherche d’éveil spirituel, la médecine chinoise et sa vision unique du corps, des émotions et du monde interreliés.

J’expérimentais tous les salons de la santé et du bien-être que je croisais. J’ai testé alors des thérapies énergétiques, le magnétisme, la lithothérapie, les chakras, le yoga, etc. Dans le domaine de la santé et du bien-être, j’étais insatiable. Bien sûr je cherchais des réponses pour moi, mais aussi pour mon entourage qui traversait une période difficile.

Un changement dans mon voyage personnel

La nécessité de me sortir du chaos

Mais malgré tout ça, j’avoue, il restait beaucoup de souffrances en moi.

Il y avait toujours 3 choses que je redoutais dans ma vie : Me retrouver au mauvais endroit, avec la mauvaise personne, et dans le mauvais rôle. Et……BOUM ! je m’étais débrouillée pour réaliser cette auto-prophétie avec ces 3 facteurs si-mul-ta-né-ment !

Avec le recul, j’ai compris que c’était une façon de prouver ma résilience : voir si je pouvais résister à ce qui m’angoissait le plus. Je ne dis pas que c’était malin, certainement pas. Mais sur le coup, c’était ma “solution”. C’est cette situation insupportable qui allait TOUT chambouler dé-fi-ni-ti-ve-ment.

J’ai réalisé toute l’importance qu’il y a à se connaître soi-même, réellement, profondément, sincèrement. Ainsi que l’essentiel : suivre son propre chemin de vie, et non celui désiré par tel ou tel autre.

C’est à ce moment-là que j’ai entrepris une thérapie transpersonnelle avec pour objectif de répondre précisément à ces 3 questions : qu’est-ce que je fais là, dans une ville où je me sens perdue ? Pourquoi je continue à vivre avec cet homme qui me rend malheureuse tous les jours ? A quelle mission de vie suis-je vraiment destinée ?

La rencontre avec cette thérapeute et la découverte de nouvelles techniques très puissantes de développement personnel ont complètement bouleversé ma vision du monde et de ma petite personne. Nous ne sommes que des grains de sable ridiculement petits dans un univers qui sera toujours des milliards de fois plus grand que nous. Pourtant nous sommes indispensables à la constitution de ce banc de sable, chaque petit grain ayant un rôle à jouer, et sans lui, le reste serait incomplet ; Le petit grain de sable manquant a une importance énorme.  » Tout est dans Tout «  disait Alfred Capus.  Mais le Tout est bien plus que la simple somme de ses parties.

Se lier volontairement, voilà la vraie liberté

Nous ne sommes pas ce que nous pensons,

 Notre mental occulte la réalité de « qui nous sommes vraiment »

L’homme souffre parce qu’il se croit séparé des autres,

Il croit que son “Je” est le seul qui soit dans l’univers

Et que les autres sont une menace pour lui.

La Dualité est notre vision actuelle.

Mais elle est fausse et dissimule le Réel :

L’unicité.

La Peur, la Paranoïa, l’Ego…divisent et éloignent l’Homme de l’Homme

Il se vit comme élément séparé, isolé, seul.

Il se trompe…

Il fait partie d’un tout.

La prise de conscience qui a changé ma vie

Suite à cette thérapie, j’ai échangé avec d’autres professionnels de la santé. J’éprouvais un réel plaisir à les écouter me confier leurs propres problématiques. J’aimais plus que tout cette relation de confiance qui s’établissait entre les personnes et moi, quelles que soient nos différences, nos vécus, nos aspirations. Tout naturellement je cherchais des solutions avec eux, et j’y prenais un grand plaisir.

J’ai réalisé toute l’importance qu’il y a à se connaître soi-même, réellement, profondément, sincèrement. Ainsi que l’essentiel : suivre son propre chemin de vie, et non celui désiré par tel ou tel autre.

Difficile de renoncer à un CDI sécurisant pour les projets d’avenir. A un salaire fixe qui tombe chaque mois. Je me sentais un peu perdue… attendant un signe très clair.

La réveil tonitruant est arrivé un matin, après un rêve fabuleux où j’accompagnais des personnes en souffrance physique et psychologique, mais qui me souriaient ! Cela aurait pu sembler anodin, mais en ouvrant les yeux, c’est comme si une cloche avait rencontré mon crâne :  » Eh, réveille-toi !! c’est ÉVIDENT que tu as besoin de faire cela pour t’épanouir ! «  Aider les autres n’était que le prolongement de mon chemin de vie.

L’inévitable passage à l’acte

J’ai alors demandé à mon employeur la possibilité de travailler à mi-temps pour me permettre de reprendre les études sans trop de stress. Il m’a fait mariner, pendant que les cours avaient débuté. Au bout de 4 mois, je n’avais plus de temps à perdre. Déterminée, sûre de mon choix, j’ai démissionné. Pas évident comme décision j’avoue. Mais après-coup, mon patron est venu me témoigner son respect devant l’audace dont je venais de faire preuve (et l’inconfort financier dans lequel cette position me plaçait). Cela m’a confortée et donné encore plus de rage de vaincre.

Et c’est ainsi que je suis repartie pour 6 années d’études et de spécialisation, de colloques, de conférences, de créations d’associations. Mais aussi des stages intensifs et très diversifiés, pour enrichir mon expérience. 6 années passionnantes mais aussi éprouvantes.

Pourquoi je fais ce travail, ici et maintenant ?

Aujourd’hui, mon métier, c’est simplement moi.

C’est une passion. Me lever et penser à toutes les personnes qui attendent de l’aide, c’est ce qui me booste au quotidien. Je pars avec le sourire, l’enthousiasme et la joie de rencontrer de nouvelles personnes, et je rentre heureuse de constater les bienfaits que j’ai eu la chance d’apporter. Je pourrai être milliardaire, je continuerai à faire exactement la même chose. Parce que c’est ce qui me nourrit, ce en quoi je me réalise, ce qui est le sens de ma vie. J’aime sincèrement les gens, quels qu’ils soient, et je comprends beaucoup de leurs souffrances, car elles se répètent, se font écho.

Je sais que mon rôle est de vous aider à sortir le plus vite possible et surtout définitivement, des douleurs qui vous retiennent de vivre vraiment heureux au quotidien.

Donner du sens à nos vies

Durant des années, j’ai engagé toute mon énergie, mon temps et mon argent à reconnaître les meilleurs outils qui existent dans les différentes formes de thérapies, d’écoles de pensées, mais aussi au cœur des cultures orientales avec une vision spirituelle et complémentaire de la santé ; Je souhaite plus que tout le transmettre.

Ce que je fais aujourd’hui me comble et je tiens à le partager avec tous ceux qui attendent une main tendue pour les aider à réaliser ce chemin complexe. J’ai appris quelles étaient les bonnes questions à se poser pour avancer, je suis prête à vous aider à trouver votre réponse. Dans ma pratique, je donne toujours le maximum à mes clients. J’ai conscience que c’est parfois bien plus que ce que le cerveau peut traiter, mais je suis certaine d’une chose : tout ce qui a été transmis résonnera un jour ou l’autre, quand la personne sera prête à entendre intégralement les messages qui sont destinés à l’épanouir. Le plus important est de respecter notre temps psychique, chacun possède le sien. Le tout n’est pas d’arriver “vite” à l’objectif (comme la société actuelle nous exhorte à le faire) mais d’y arriver sincèrement et profondément.

Le reste : c’est que du bonheur.