Introduction

Le monde change, en permanence, il se transforme, opère des mutations pour s’adapter et survivre. C’est la fin de l’homme : survivre. Mais aujourd’hui, survivre n’est plus « une fin en soi », les gens veulent plus que de la survie, ils veulent vivre.

Ils réclament leur liberté : d’expression d’abord, mais les médias nous prouvent jour après jour à quel point il n’est plus du tout libre de s’exprimer comme l’on est, comme on le ressent.

Ils réclament leur liberté : de choisir, mais la société impose des directives qui se renforcent au fil du temps « Portez un masque, c’est bien! » … »vous n’en portez pas??? honte sur vous et les vôtres! ». Ce qui reste de soi après ces jugements a-t-il encore un moindre rapport avec la liberté?

Le confinement a provoqué un arrêt. Enfin nous avions le temps!! Aaaah tout ce temps pour penser à soi, à sa vie, son travail, ses amis, ses amours, ses envies….. mais sans la possibilité de prendre soin de soi, de son travail, de ses amis, de ses amours, et plus d’argent pour réaliser certaines envies… Oui, on pense les uns aux autres, évidemment. C’est bien chouette. Mais le sentiment de vide, lui, est devenu très concret. Palpable. Angoissant.

Et au fil des semaines, le vide a grandi, et une question a doucement mais sûrement mûri ; Elle a alors émergé dans les cerveaux curieux, ou torturés, ou désœuvrés, ou très actifs, ou stressés, etc, etc (vous l’avez compris, ça fait du monde tout ça!).

Il s’agit d’une question existentielle : « C’est quoi la vie? c’est quoi MA vie? c’est quoi MON but? »…

La question que tout le monde se pose : c’est quoi le sens de MA vie??

Il ne suffit plus de « vivre pour vivre » mais il s’agit de répondre à un besoin de l’Homme moderne : le besoin de sens. La vie, Nôtre vie, se doit d’avoir un sens. Sans ça : à quoi ça rime « tout ça »? Pourquoi vivre? Pourquoi vivre des contraintes? Des épreuves? Des souffrances? Il faut bien que tout cela veuille dire quelque chose et il appartient à chacun de choisir, librement (oui, oui, les deux à la fois) le sens qu’il souhaite donner à sa vie.

Nous allons voir comment répondre à cette question qui mériterait sans doute 2 ou 3 tomes pour être convenablement traitée. Aussi j’invite avec joie tous ceux qui voudront participer à l’éclairage du sens de la vie à travers leurs expériences, leurs philosophies, leurs ressentis,… Ecrivez-moi, nous avons tant à créer et à partager ensemble!

Qu’est-ce-que le SENS de la vie ?

Proposition de définition

Avant tout, il s’agirait de donner une définition au sens de la vie. On ne peut traiter d’un sujet que si l’on est d’accord sur son contenu, sa description, même sommaire.

Ici déjà, la première épreuve se dresse. Le sens de la vie restera malgré tout très subjectif, puisque selon mon expérience, c’est justement à CHACUN de le définir. Et tant mieux si la définition est différente de celle du voisin! Puisque vous ne voulez pas vivre sa vie, mais bien la vôtre!

Néanmoins, il est bon de fournir un petit effort. Car l’expression devient répandue, utilisée à tout bout de champ. C’est donc qu’elle importe dans l’esprit des gens, c’est donc que cette question est pertinente et mérite que l’on réfléchisse dessus.

Je n’ai aucune prétention par rapport à la définition que je partage aujourd’hui. Il ne s’agit que de mon vécu, de mes expériences, et des échanges avec mes patients et clients. Mais ce peut-être une base qui vous aidera à construire VOTRE définition du sens de votre vie. Avant de poursuivre, il y a encore un petit détour à réaliser pour planter le décor et saisir l’importance de tenir compte de VÔTRE histoire.

Lien entre l’Histoire et le sens de nos existences

L’humain est Histoire. L’Histoire est ce qui nous permet de nous comprendre. Par ce qui s’est déroulé dans le passé, il y a 10 ans, dans notre famille, mais aussi il y a 100 ans dans notre pays, ou il y a mille ans sur notre planète. Observez les actualités et remarquez combien de personnes (pour des questions de races, de religions, de territoires, de possessions…) revendiquent le passé de leurs ancêtres comme si c’était de leur vie (là maintenant, tout de suite) qu’ils parlaient. L’humain est toujours appelé à se « souvenir »… Parce que connaître ses origines, apprendre de son histoire est essentiel pour déterminer la suite de nos chemins.

Pourquoi veut-on toujours connaître nos origines ?

Parce que connaître ses origines, apprendre de son histoire est essentiel pour déterminer la suite de nos chemins. Collégienne, l’Histoire ne m’intéressait pas le moins du monde (c’est quand-même un comble pour une demoiselle portant le prénom de la muse de l’Histoire!! Mais franchement, j’étais pas terrible en la matière). Trop de noms, trop de dates, trop d’époques et de valeurs différentes. Je ne trouvais pas de sens à apprendre le passé pour envisager mon avenir. mais partout où j’ai étudié, et quelle que soit la matière, il y avait constamment cette nécessité d’apprendre l’histoire : l’histoire de l’art d’abord s’est trouvée sur mon chemin. Comme le sujet me passionnait forcément je retenais bien mieux les choses. Puis l’histoire des multimedias (celle-là reste encore une histoire courte!!). 

Et quand j’ai rencontré MA vocation, quand j’ai trouvé le sens de ma vie, il était inévitable d’apprendre l’histoire de l’homme. Depuis….les premiers hommes, pour comprendre comment et pourquoi la pensée s’est forgée; pour comprendre à quoi elle nous a servi pour survivre jusqu’ici ; pour comprendre à quoi elle peut nous servir aujourd’hui pour avancer demain. Et cette histoire-là est purement et intensément passionnante (pour moi!). 

En quoi le sens de sa vie est-il devenu le nouveau Graal?

Trouver du sens à sa vie, c’est trouver le Graal comme à l’époque des Templiers. Le Graal est une légende (ou pas!) qui raconte que le Christ aurait versé son propre sang dans un calice en or, pour partager ce breuvage lors de la dernière cène avec ses apôtres. C’est là qu’il aurait prononcé les mots sacrés : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. […] Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. »

On comprend bien qu’à l’époque d’une fervente chrétienté, les plus valeureux soient partis en quête d’un objet pouvant délivrer la vie éternelle. Vouloir contrer la mort c’est une question existentielle tellement profonde, ancrée dans l’humain depuis…la nuit des temps ! Trouver le Graal résoudrait l’angoisse de mort. Avec l’éternité devant soi, plus besoin de s’inquiéter de la mort. Peut-il y avoir de pouvoir plus puissant? (perso je réponds oui…mais je sais combien les transhumanistes me désapprouveraient à ce sujet, et je respecte leur point de vue).

Trêve de blabla, vous constatez avec moi que le Graal est une légende qui a traversé les âges, sans aucune résistance. Il n’a cessé d’être poursuivi. Mais aujourd’hui, que symbolise-t-il ?

De nos jours, la quête du Graal a un sens plus concret : il décrit « un objectif difficilement réalisable, mais qui apportera au monde des nouvelles connaissances ou permettra une application originale sur la matière ». Bon, pour les transhumanistes, l’idée n’a pas bougé : comment trouver l’élément (chimique, en grande partie) qui nous permettrait de vivre éternellement? (jeunes, beaux et en santé olympienne évidemment…sinon vraiment, l’idée serait bien moche). Il s’agit bien d’un objectif très périlleux à réaliser mais qui s’aplliquerait à la matière…

POURQUOI faut-il trouver un sens à sa vie?

Le sens de la Vie…c’est plutôt abstrait à première vue. Ce pourquoi beaucoup de gens abandonnent la réflexion avant de la commencer, et prennent un raccourci pratique (mais humain) pour répondre : « la vie n’a aucun sens, tout ça ne sert à rien ». Pratique, mais déprimant, démotivant, désespérant. Si l’on vit pour rien…pourquoi continuer de vivre?

L’Humain a besoin de donner un sens à son existence. C’est ce qui le garde actif, motivé. C’est ce qui anime ses désirs, qui lui donne des buts à atteindre, qui le conforte dans ses choix et dans sa cohérence d’être humain. Et trouver du sens à sa vie, c’est également difficile à faire, mais cela enrichit chacun de tant de connaissances, d’abord sur lui-même et sur le monde ensuite. La sensation de ressentir qu’il y a une place pour soi, une utilité pour la société, une (des) raison(s) à sa présence sur terre, donne vie à la matière organique et atomique qui nous compose. Sans le sens, il reste une matière sans fonction, sans but, sans raison. Il est bien possible de vivre entouré de morts-vivants…ceux qui avancent mais ne savent plus pourquoi, pour où, pour qui… et l’humain ne veut pas se retrouver dans cette position. Mais il y est confronté à certains moments de sa vie…justement pour rencontrer son besoin de comprendre ce qu’il est et ce qu’il désire profondément (au-delà du vœu de ses chers et tendres parents, de cette bienveillante société, et de tout cet entourage qui clame fort des « il faut » « tu dois », et des « c’est comme ça, cherche pas à comprendre »).

COMMENT trouver le sens de la vie? (et surtout la sienne)

Comment (re)donner du sens à sa vie ?

Nous sommes tous si différents, il existe plusieurs chemins pour rencontrer le sens de sa vie. Mais les principes fondateurs du sens sont toujours les mêmes.

Le sens de votre vie doit être en accord avec VOUS !

C’est bête, n’est-ce-pas ? Ça « coule de source » me direz-vous…Oui, je suis d’accord. Seulement quand on regarde les statistiques, on remarque que ça n’est pas si évident que cela car X% des gens disent être insatisfaits avec leur vie (QDV, Travail, Famille?). Et si l’on creuse un peu, on découvre que l’une des raisons principales est qu’ils consacrent la majeure partie de leur temps à quelque chose qui ne les réjouit pas vraiment.

Alors attendre la félicité d’un coup d’un seul, alors que vous exercez un métier, un rôle, une fonction, une place, qui ne vous convient pas… autant vous dire que vous risquez d’attendre encore…un certain temps.

Bien évident nous sommes emplis de bonnes raisons de ne pas « mettre des actions en œuvre ». Il s’agit principalement d’excuses. Navrée de vous heurter. Mais pour vous rendre justice, je me permets de le dire car j’ai moi aussi eu recours à ces excuses miraculeuses :

Déterminez vos envies

Encore une fois, cela paraît bête. Mais quand je demande aux gens : « Décrivez-moi vos envies », il y a souvent un long silence après la question. Pourquoi? simplement parce que cette question n’est que rarement traitée en profondeur. Peu de personnes vont au bout de cette réflexion. Ce pourquoi cela reste très vague, imprécis et changeant.

Les gens s’aperçoivent à ce moment-là qu’ils ont surtout des croyances : « je crois que j’ai envie de ceci, de cela… » mais quand il s’agit de savoir, d’en être sûr, et de l’affirmer sans trembler, la tâche devient ardue.

Alors oui, je vous l’assure, cette étape est in-dis-pen-sable à votre connaissance de vous-même et à la détermination du sens que vous voulez donner à votre existence. Il n’y a qu’en étant certain(e) de vos désirs profonds, que vous saurez planifier les actions nécessaires à leur réalisation.

Qu’est-ce qui vous donne le sourire, sans effort ?

Les enfants partagent 3 fois plus de fous rires par jours que les adultes. Devient-on plus sérieux et rigide en vieillissant? Il y a des raisons de le croire!

Le pire, c’est que les adultes ont presque honte de rire ou de sourire même sans raison. Comme si cette action était devenue interdite, tabou, problématique.

Je m’en suis aperçue lorsque je vivais sur Paris. J’étais tellement contente mon premier jour de boulot que tout me semblait magique : prendre le RER, écouter un gipsy chanter « la vie en rose » durant le transport, apprendre de nouvelles compétences. J’avais un large sourire affiché sur ma trogne. Habituée à ma province dans laquelle tout le monde se connaît sur 3 générations, je lançais de glorieux « Bonjour » ou encore « Bonne journée » dans le métro. Les gens me regardaient, figés comme des statues, le regard sombre et inquiet. Sûrement pensaient-ils que je mendierais de l’argent s’ils me retournaient un sourire. Peut-être s’énervaient-ils déjà à l’idée que je partage un peu de mon histoire avec eux (ce qui n’était pourtant pas mon intention)? En tous les cas, cette impression s’est installée au fil des jours. J’ai alors fait le choix de me fondre dans la masse, de rester invisible dans ce décor grisâtre et pollué. Je marchais avec mes écouteurs, en regardant mes pieds, faisant attention de ne pas croiser d’autres regards, histoire de ne plus inquiéter ou effrayer. Bref, triste !

Un jour où je partais au travail, j’ai eu des pensées joyeuses, et même drôles, très drôles. Des souvenirs qui revenaient pour me rappeler qui j’étais et que la vie pouvait être légère. Je me suis mise à rire en marchant, seule, je ne m’arrêtais pas. Les gens s’écartaient de mon chemin comme si j’étais porteuse de la peste, et j’ai ressenti la honte et cette pensée m’a traversé à nouveau : « Clio! comment oses-tu rire et sourire alors que les gens autour ne tolèrent pas cette humeur!! tu te fais remarquer, ne montre surtout pas ta joie! ».

Heureusement juste après cette pensée, une autre a suivi « Ouah, c’est grave d’en arriver à penser ainsi! ». C’est grave d’arriver au point de faire de l’indifférence, la peur, la morosité, des principes de notre quotidien. Comme s’il « le fallait », comme si nous n’avions plus d’autre choix. ????

Le soir même, je suis rentrée chez moi, j’ai lâché prise, commandé le plat que je préférais, et regardé un spectacle comique parce que j’adore ça. Et j’ai réservé mes billets avec les maigres finances que j’avais, pour aller passer un week-end à la plage. Là je me suis retrouvée dans les vagues en m’apercevant que je n’arrêtais pas de sourire, comme une enfant qui découvre pour la première fois le jeu avec l’océan, les remous, la fraîcheur. Et en regardant autour de moi, je me suis aperçue que tout le monde avait ce même sourire affiché, cette innocence et ce plaisir à être là, juste là à s’amuser, à s’autoriser à être heureux.

Trouver du sens à sa vie, c’est prendre conscience de ce qui nous fait du bien. Et laisser partir ce qui nous étiole.

Trouver du sens à sa vie c’est se promettre de programmer régulièrement des moments de joie pure, sans besoin d’extravagance. Juste avec soi-même.

Moi, je trouve ma joie sous le soleil, dans la nature, au milieu de l’océan, en faisant du vélo, en peignant une toile géante, en redécorant mon bureau. Ca me donne le sourire. J’aime faire ça.

Faites plus souvent ce qui vous donne le sourire, ce qui vous apaise ou vous met en joie. C’est dans ce sens que votre vie doit aller. Toute autre direction est une impasse pour votre bonheur.

Déterminez vos qualités

L’exercice peut être très difficile. Notre cher cerveau a développé une remarquable capacité à enregistrer et ruminer tout ce qui est négatif. On passe un temps monstrueux à regarder « nos défauts », à en faire « nos complexes », à tenter de les « dissimuler » pour que les autres ne s’en aperçoivent pas. Et le cercle vicieux du cerveau se renforce : du négatif, rien que du négatif! Et pourtant, en chacun résident de belles qualités, mais c’est dur de les voir derrière tant de défauts. Et puis, reconnaître ses qualités, est-ce-que c’est un comportement d’humilité? les autres ne vont-ils pas se mettre à croire qu’on « se la pète grave »? Si vous pensez ainsi : vous êtes normal ;D. Mais si vous pensez ainsi, votre pensée vous dessert et fait fausse route.

Dans un premier temps, essayez vraiment de prendre conscience de vos qualités. Pas celles que vous aimeriez avoir (le mental enclenche instantanément le disque du négatif : « ah encore une qualité que je n’ai pas! »), celles que vous possédez déjà. Selon vous. Cherchez ce qui vous a paru « évident » ou « facile » mais où d’autres ont rencontré plus de difficultés.

Si vous êtes en mode « gelé » (« Y’a rien qui’m vient! ») allez donc interroger votre entourage (famille, amis, professeurs, collègues et patrons). Encore une fois, évitez de choisir les personnes sèches, rêches, jalouses et critiques en permanence ; ce ne serait pas vous rendre service. Mais des gens qui vous veulent du bien, il y en a forcément autour de vous. Une personne suffit pour comprendre l’étendue de vos qualités. Un avis extérieur, sincère, permet de vraiment prendre conscience des qualités qui sont en nous… et cela nous encourage à les développer.

Osez ce que vous n’avez jamais tenté

Y a-t-il des choses que vous avez toujours voulu tenter, mais sans jamais les faire (voire sans jamais y penser sérieusement….).

En grandissant on a la regrettable tendance de perdre de vue nos rêves d’enfants, ou de carrément tirer un trait dessus, comme si ça n’avait pas de sens, pas d’intérêt. Certains considèrent ces rêves négativement, comme des « caprices ».

Ce n’est pas le cas. Ce sont des rêves, des envies d’explorer le monde, de développer des connaissances, d’expérimenter quelque chose de différent. Si vous avez été attiré par certaines choses dans le passé, allez revisiter ces idées, ces rêves. Ne les qualifiez plus d' »impossible », irréalisables ou hors d’atteinte. Ce sont ces mêmes barrières qui vous ont coupé de vous-même, de votre essence, de votre moteur. « A cœur vaillant rien d’impossible », n’est-ce-pas? On oublie de préciser que l’on peut retrouver son cœur vaillant en reprenant contact avec nos vieux (mais non « obsolètes », ni davantage « capricieux ») rêves. Laissez revenir toutes ces idées, en vrac, sûrement multiples. Ne les jugez pas déjà avec des qualificatifs relevant d’un impossible. laissez juste revenir, et écrivez-les. Juste pour les regarder dans un premier temps, et ressentir ce qu’ils vous inspirent aujourd’hui.

Quelques exemples rencontrés avec mes clients, et qui ont redonné du sens à leur vie de bien des façons (il faudrait un livre pour vous exposer toutes ces histoires fantastiques!).

  •  » je rêvais de voler »
  •  » je voulais être une avocate »
  •  » je voulais être un super-héros »
  •  » je voulais dessiner les vêtements de mes poupées »
  •  » faire du saut en parachute »
  •  » je voulais chanter en public »
  •  » j’avais envie de battre Kasparov aux échecs »
  •  » faire de la pâtisserie comme ma mamie »
  •  » accueillir les gens pour qu’ils se sentent bien chez moi »
  • Etc, etc.

Osez choisir (ou même inventer) votre métier

Nous avons appris très tôt l’importance des études pour nos vies. Nous avons intégrer que nous avions un rôle à y jouer. En trouvant un travail. Ce travail serait le garant de notre sécurité, autant financière que psychologique. Ce travail est LE moyen de gagner de l’argent, pour s’offrir un toit, à manger, des vêtements. Et comme c’est à payer tous les jours, tous les mois, il FAUT se tenir au travail.

Une enquête réalisée sur 3000 français en décembre 2019 indiquait un taux de satisfaction au travail plutôt flatteur (78% !). De là à généraliser le résultat à l’entière population française, je préfère faire montre de prudence. Quoi qu’il en soit, des fortes inégalités se sont révélées dans cette étude :  Les plus satisfaits étaient les travailleurs indépendants (35 % se disent très satisfaits) devant les cadres (24%), les ouvriers et les employés (18%) et les managers (16%). Ce faible score des managers indique leur inconfort à occuper une place intermédiaire dans la hiérarchie, « mal-aimé » des équipes salariées, et sous pression constante de la par les N+1 des étages supérieurs.

Pour trouver la direction qui correspond le plus à votre besoin d’épanouissement professionnel, il ne faut plus avoir peur de « sortir du cadre », de penser différent, d’envisager la nouveauté. La nouveauté peut nous paraître périlleuse, mais aussi excitante et engageante. Ceux qui vous ont dit de ne pas libérer votre esprit, vos envies, votre créativité sont ceux qui n’ont pas eu le courage de s’autoriser à croire en eux. C’est terriblement dommage. Car chacun porte en lui des capacités incroyables de création. Tout ce qui est (vraiment) nécessaire à la création, c’est d’effectuer un seul pas dans cette direction, et d’observer le chemin qui se dessine.

Pour vous aider, il y a des tas d’organismes aujourd’hui dédiés en la reconversion et la formation des adultes, salariés ou non.

Osez faire un bilan de compétences pour découvrir toutes les qualités que vous n’avez pas encore envisagé. Osez demander à des entreprises de vous accepter en stage, même d’observation. C’est par là que vous ressentirez ou non l’attirance vers un métier, des nouvelles compétences, une ambiance différente de travail…

N’ayez plus peur de vous former, même si cela fait 20 ans que vous n’avez pas fait d’étude. Votre cerveau est resté tout aussi capable, il n’a rien perdu de ses capacités. Il lui faudra quelques semaines pour se « remettre dans le bain », certes, puisque cela cassera votre routine. Mais n’est-ce-pas justement de ça dont vous avez besoin pour trouver du sens à votre vie? Changer de direction?

Pour tout complément d’information à ce sujet, je vous renvoie à mon article sur la reconversion professionnelle.

L’importance du lieu : « Dans quel environnement je me sens bien ?« 

La vie nous invite souvent à subir certaines choses. Personnellement, après le bac, je voulais aller à l’université. Il me fallait donc quitter ma douce campagne pour découvrir la grande ville. Ce fût un sacré changement. Les bus de Bordeaux étaient toujours pleins à craquer, j’étais submergée par une foule d’étudiants où que j’aille, le bruit m’empêchait souvent de trouver le sommeil. Mais au final, je me suis bien adaptée, j’ai appris à aimer la ville. J’ai même pensé m’y installer professionnellement.

Mais je me suis posée d’autres questions, et j’ai remis en cause mes désirs et croyances. Je voulais vraiment « être bien » dans un endroit. Je voulais être sûre de me sentir en harmonie. En repartant quelques jours dans la nature, cela m’est apparu évident que je ne saurai m’en passer. ????Ni me contenter d’un micro jardinet en rez-de-chaussée au bord de la rocade. Autant je peux me passer d’espace intérieur, autant je veux me sentir toujours « à moitié dehors », parce que c’est ainsi que je me sens le mieux. Je savais que j’aurais moins de clients en m’installant dans la campagne, mais tous les jours c’est un plaisir de vivre ici, je me sens bien, en paix avec ce qui me fait du bien. Et je n’ai pas l’impression de « travailler », les gens le sentent, je vis passionnément ce que je fais, je partage autant que possible et souvent, je ne tiens pas compte du temps (ok…ça c’est à corriger, mais ça fait partie de ces fameux petits défauts « charmants »). ????

Ne cherchez pas à vivre de force dans un endroit parce que partout on vous exprime que vous n’avez « pas vraiment le choix ». Le choix vous appartient, et il peut être complexe à faire, mais se sentir chez soi dans une ville, dans une campagne, ou dans un pays complètement différent du nôtre, c’est le signe que quelque chose nous y appelle, c’est le signe que c’est bien là que vous saurez trouver du sens à votre vie. Le lieu de votre bien-être participe activement à votre épanouissement, il ne doit pas être choisi « au hasard » ou « par dépit ».

Conseils :

  • explorez les lieux de vos fantasmes
  • de vos rêves,
  • revivez les souvenirs des lieux du passé
  • allez rencontrer ces cultures qui vous sont inconnues mais qui vous ont toujours attiré (même si vous vous demandez toujours pourquoi). Vous aurez la réponse en essayant.

L’Harmonie intérieure : Quelles sont vos véritables valeurs? Quelles valeurs voulez-vous défendre et transmettre?

Nous avons grandi avec les valeurs des autres. Rien de grave à cela. Il nous fallait bien des repères, des guides, des opinions, pour avancer dans le monde social. Aussi, nombreux sont les adultes qui ont gardé les valeurs du passé, simplement parce qu’ils ne les ont jamais sérieusement remise en question. Cela demande un effort cognitif important, et peut perturber un équilibre en place.

Le problème est néanmoins lourd de conséquences : au fond de notre être, il se peut (et c’est souvent le cas) que nous ne soyons pas DU TOUT (ou si peu) en accord avec les valeurs qui nous ont toujours accompagné. Les enfants apprennent à penser comme les figures d’autorités auxquelles ils devaient obéir : les parents en première ligne, mais aussi d’autres membres de la famille (grands-parents, oncles et tantes…), professeurs, etc.

Mais lorsque je questionne mes clients sur leur croyance profonde en la vérité des valeurs qu’ils exposent… Ils s’aperçoivent très souvent que ces valeurs ne leur appartiennent pas. De même que les comportements qui les accompagnent.

Votre épanouissement est intrinsèquement lié à l’accord entre votre vie actuelle et vos valeurs profondes. Vous ne pourrez parvenir au bonheur de trouver du sens à votre vie, si vous n’êtes pas en adéquation avec qui vous êtes au fond.

Un exemple : Plus jeune j’ai travaillé quelques temps dans le milieu bancaire. Purement alimentaire. Certaines de mes valeurs collaient très bien avec les tâches demandées : l’esprit rigoureux, consciencieux, impliqué et dynamique. J’étais curieuse de découvrir des compétences que je croyais jusque là ne pas avoir. Tant que je pouvais faire mon travail, les choses se passaient bien. Je me sentais très à l’aise avec les clients, et j’incarnais déjà la psychologue en écoutant et proposant des solutions aux clients les plus mécontents.

Mais à côté de ça, je refusais de vendre des produits qui étaient pour moi « de grosses arnaques ». Je ne supportais pas d’avoir à extourner sous ordre de la direction des agios à des personnes qui gagnaient pourtant des millions chaque mois (oui, c’était une grosse banque) parce que je ne comprenais pas que des riches se retrouvent à découvert chaque mois. Et pour rééquilibrer les choses, je ne prenais aucun frais sur les opérations que les gens bien plus modestes acceptaient pourtant de payer. Ma directrice me détestait. De tout son « coeur ». Elle m’a dit un jour, brut de décoffrage : « ma p’tite si tu as des scrupules et que tu refuses de te plier à nos demandes, tu feras pas carrière! ». Pour la précision, les demandes que je refusais étaient illégales, comme par exemple signer de faux contrats pour passer le contrôle de l’audit, ou mentir à des clients quand on avait perdu des papiers importants les concernant. Cette grande directrice m’avait mise face à mes valeurs profondes. Elles me disaient bien que tous les autres employés le faisait, EUX! Mentir, frauder, abuser étaient les valeurs que certains choisissaient de défendre. Je pouvais l’accepter, pour eux. Si cela avait du sens pour eux, je n’avais rien à en dire.

Quelques jours après je démissionnais.

Il peut être difficile parfois de reconnaître nos valeurs, car ce sont elles qui ont toujours justifié nos actions.

Il serait plus sain de prendre le temps d’observer nos comportements, de prendre conscience de ceux que nous n’aimons finalement pas, et de faire un tri dans les valeurs que nous voulons garder, celles à jeter, et celles que nous désirons adopter. Tri sélectif.

Donner du SENS à sa vie : savoir orienter son cœur.

A qui donner mon amour?

La vie sentimentale, la recherche de l’Amour et de son partage est une quête essentielle de l’humain. Homo, hétéro, trans…quelle que soit l’orientation sexuelle de chacun, le lien d’affection est toujours vital pour l’humain. Il participe très fortement à l’équilibre du soi.

Souci : le couple se développe souvent dans un désir de fusion, ce qui ne manque jamais d’amener de la confusion (si vous voulez en faire 2 mots séparés, je décline toute responsabilité???? ). Avec le temps, on se perd un peu dans l’autre. On ne sait plus aussi clairement ce qui est à lui et ce qui est à soi. Le véritable problème de la fusion (quelle que soit sa nature) c’est qu’elle mène à une surchauffe, et le résultat est toujours le même : une explosion. Ce n’est que le temps qui décide du moment où la relation va éclater. Souvent brutalement. Alors que tout semblait parfait, idéal.

Le sens de la vie est bien sûr relié à l’Amour, comment pourrait-il en être autrement ? Sinon pourquoi toutes ces émotions, et toutes ces douleurs à chaque séparation, abandon, rejet, etc.. c’est parce que nous avons besoin d’amour. Mais nous le faisons souvent totalement dépendre d’un autre. Le « je t’aime » se traduit en « je me donne à toi, tu me possèdes parce que je le veux ainsi ». C’est beau, cet abandon de soi. Mais…c’est grave ! J’ai bien dit « abandon de soi ». Si demain l’autre s’en va, alors il s’en va avec notre cœur et avec notre amour, celui qu’on lui avait donné sans concession, espérant toujours plus fort que ce serait « pour toujours ». Et là, c’est la chute libre, le vertige infernal, le vide absolu. Qui s’occupe de Soi ? Puisque nous avons laissé cette responsabilité à un autre ? C’est ici la cause de nombreuses dépressions, car nos seulement il faut faire le deuil d’une relation, mais aussi le deuil d’une partie de soi que l’on a laissé à l’autre, pensant qu’il en prendrait éternellement soin. La déception est rude.

Bien sûr il y a un moyen de minimiser l’impact d’une relation qui s’arrête, même si, soyons honnête, elle laissera des traces douloureuses pendant un certain temps.

L’Amour commence là où c’est le plus difficile. Non pas d’aimer un autre ; avec un peu de bonne volonté, d’ouverture d’esprit, on arrive à s’entendre et à aimer un autre… mais le plus dur reste de s’aimer soi. Indépendamment de l’amour qu’une autre personne pourrait vouloir nous donner. S’aimer c’est être bienveillant avec soi-même, c’est reconnaître les blessures du passé, ne pas chercher à les éviter. Mais les regarder, pour arriver à un moment à les accepter. A les intégrer à notre histoire. A en faire des expériences formatrices, autrement dit des forces. S’aimer c’est prendre soin de soi, c’est développer ses qualités et accepter ses imperfections. Ce sont elles qui nous rendent uniques. Ce sont elles qui nous rendent « charmant(e) » aux yeux d’un autre…

Que penserions-nous et que ressentirions-nous vraiment face à un monde où chaque être serait parfait, sans défaut physique, sans fragilité… que pourrions-nous alors aimer profondément ? La recherche de la personne ou du couple parfait n’est qu’un faux Eldorado, il n’y a aucune possibilité de grandir, d’évoluer face à la perfection. Il n’y aurait plus rien à faire, à penser, à aimer.

Inconsciemment nous avons développé l’idée que nous devons atteindre la perfection, que c’est ça le but, que le bonheur est dans cet idéal chimérique.

Je vous propose une autre orientation pour trouver le sens de votre vie. N’allez plus dans le sens du parfait, de l’irréprochable, du « rien à redire »… franchement, on s’ennuierait comme des rats morts avec tout ça.

Orientez votre recherche de sens dans l’apprentissage de l’Amour de soi. Cet amour ne sera pas parfait, mais vous pourrez l’acquérir définitivement, une fois pour toutes. Imaginez quelle satisfaction vous ressentiriez en devenant vous-même l’objet de votre amour, de votre tendresse, de votre douceur, de votre bienveillance. Devenir capable de s’aimer un peu mieux, c’est la garantie de ne plus sombrer dans le marasme si une personne nous quitte après une relation enrichissante.

Bien sûr, cela s’apprend, car rien de cette nécessité absolue ne nous a été enseignée à l’école. Pour apprendre il sera toujours très soutenant de passer par un professeur qui aura traversé lui-même ce chemin, qui aura mis en place des solutions, donné du sens à ses émotions, ses sentiments, ses désirs. Et qui aura appris à répondre seul à son besoin d’être aimé.

Conclusion :

Vous l’avez compris, trouver du sens à sa vie, c’est s’affranchir de tout ce que nous avons appris à croire, à penser. C’est remettre en question nos acquis, pour apprendre à OSER. Oser rencontrer son bonheur, oser rencontrer ses propres valeurs, ses véritables envies, ses propres besoins…car ils ne sont jamais ceux que d’autres (parents, profs, etc) ont voulu implanter en nous. Il nous fallait des repères, il nous fallait une première orientation, un premier chemin à suivre. C’est à travers l’expérience des autres que nous faisons nos propres expériences. Mais le sens de VOTRE VIE n’appartient qu’à VOUS, à personne d’autre. Personne ne vivra votre chemin à votre place. Tant que vous laisserez un autre décider du sens de votre existence, vous risquez de rester prisonnier et éternellement insatisfait de votre vie. Reconnaissez les valeurs que les autres vous ont transmises, acceptez celles que la société vous a renvoyé, certaines ont servi à votre épanouissement, d’autres non. Rien n’est figé comme vous le pensez, rien n’est inéluctable. Vous avez le pouvoir de changer votre chemin, et de décider de là où VOUS voulez vraiment aller. Il n’y a rien de si compliqué à cela. Il s’agit simplement d’écouter au fond de vous, et de traiter ces informations avec intérêts et méthodes. Et si vous avez besoin d’un coup de main pour développer vos outils, votre méthode, et atteindre la pleine satisfaction de ressentir votre propre épanouissement, votre accomplissement en tant qu’être de conscience et de cœur, vous avez à présent quelqu’un à qui vous adresser en confiance. ;

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