Pourquoi se comparer aux autres nous fait toujours souffrir?

Depuis des années on nous répète que nous n’utiliserions que 5 à 10% de notre cerveau…. seulement il n’en est rien! Notre cerveau serait en fait actif à 100% de ses capacités! Le vrai problème réside dans le fait qu’il se concentre quasi exclusivement sur une tâche : se comparer aux autres! entre 60 et 90% de notre capacité cérébrale y seraient dédiés.

Parfois nous en avons conscience (« Qu’est-ce-que ces femmes sublimes dans les magazines et sur le net sont agaçantes dans leur perfection! », n’est-ce-pas mesdames ?), et parfois non, mais quoi qu’il en soit, notre bel encéphale continue automatiquement ses calculs comparatifs, même en l’absence d’un « autre » !.

Que voit notre cerveau ?

Nos neurones scrutent et jugent le physique dans les moindres détails (chaussures, vêtements, coiffures, tics, gestuelle, etc.), ils cherchent à classer la personne dans l’échelle sociale. Et c’est après avoir réalisé la liste presque exhaustive des défauts et qualités de notre sujet d’observation, que notre cerveau va se mesurer à ces critères ! Les dernières recherches menées grâce aux technologies d’imagerie cérébrale, ont réussi à chiffrer dans la vie quotidienne le pourcentage de cette comparaison, à hauteur de 75% chez les hommes versus 86% chez les femmes. Notons cependant que certaines personnes sauraient rapidement se classer dans les échelles mesurées : les trop beaux, ou les « moches ». Grâce à cette autoévaluation « définitive », leur cerveau retrouverait l’entière disponibilité pour vaquer à d’autres tâches cognitives. Ces personnes développeraient le plus souvent une intelligence supérieure car elles feraient beaucoup moins de place au doute, au manque de confiance et à l’importance exagérée accordée au statut ou à l’apparence extérieure.

Alors qu’en fait-on de tout ça ?

Si vous étiez un moine bouddhiste je vous suggérerais « d’éviter de vous comparer ». C’est ce que je lis dans beaucoup de revues. Alors c’est bien beau mais c’est rude !! Autant dire : « essayez de cesser de penser ! »…cela relève de l’impossible (du moins tant que nous n’aurons pas de recette miracle pour apprendre à domestiquer nos neurones suractivés). Sur ce point je rejoins Yves-Alexandre Thalmann qui dit que vouloir lutter contre une inclinaison aussi naturelle est tout à fait absurde. C’est un combat perdu d’avance. Il s’agirait selon moi de reconnaître cette tendance inévitable, de l’accepter, mais d’apprendre à s’en servir à bon escient : « Ok je suis moins jolie que Christelle, et moins serviable que Patrick, mais je suis plus douce qu’ils ne le sont, et plus sympathique aussi ». Oui, il serait bon de se servir de nos impulsions à penser dans le sens positif de notre développement. N’oublions pas que le « moi » se construit à travers des comparaisons depuis notre plus jeune âge. Et si nous sommes honnêtes, nous savons que nous n’en finirons pas de nous comparer. Mais plutôt que de le faire dans le sens de nos manques et dans le constat de tout ce que l’on regrette de ne pas être ou avoir, visons la classe au-dessus : celle de l’acceptation de nos qualités et dans la gratitude des bonnes choses que nous incarnons ou possédons déjà.

Suivons l’opinion de Tayllerand qui déclarait déjà il y a 200 ans : Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console » …Ainsi soit-il !


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